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Daniela

Encore une après-midi irréelle dans cette ville décidément pleine de surprises.

Steffi et moi avons shootées le clip du « Monstre » comme je l’ai très vite surnommée, aka Daniela Cardone, énorme star en Amérique Latine, ayant été dans le désordre et comme beaucoup d’ex-belles filles désoeuvrées: mannequin, styliste, dj, gagnante du « Koh-Lanta » espagnol (!) et girlfriend d’un milliardaire qui avait gentiment prêté une de ses voitures de sport pour l’occasion.

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 Le tournage avait lieu au Club One, une des plus grandes boîtes de Buenos Aires, sorte de phalanstère pour oiseaux de nuits et vide de toutes âmes cette après-midi là, exceptées les nôtres.

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Armés de nos appareils, nous avons donc filmé plusieurs petites scènes, dans la rue d’abord puis à l’intérieur de l’établissement.

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Notre star a changé au moins 5 fois de tenue dans toute l’après-midi.

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Préposée au « backstage » quand elle se préparait, je l’ai observée douter d’elle-même, cherchant désespérément l’assentiment dans le regard de l’autre, absurdement fardée, mettant une bague à chacun de ses doigts déjà gantés de cuirs, enroulant sur ses bas résilles de petits bracelets Gucci en faux diamant, repassant sur son oeil déjà très noir de l’eye-liner et du rouge à lèvres sur sa bouche botoxée, essayant dix perruques, sans cesse entourée d’une cour de jeunes hommes hystériques (« personal assistants », coiffeurs, habilleurs, maquilleurs…) poussant des hurlements de satisfaction quand elle faisait la moue ou essayait une nouvelle paire de chaussures; Ces mêmes hommes qui derrière son dos disaient combien ils la trouvaient vulgaire et pathétique.

Je la trouvais touchante, typique, me demandant en souriant doucement de ne pas la filmer quand elle fumait.

On aurait dit qu’elle voulait se cacher le plus possible, derrière des couches innombrables de maquillages, ses faux cils, ses faux cheveux, ses couches d’habits… Trébuchant sur ses hauts talons et bougeant maladroitement devant les flashs.

Quand venait le moment de poser, elle devenait une caricature d’elle-même, déjà caricaturale, bimbo de 47 ans couverte de paillettes, immense et tragiquement drôle.

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Parfois je me sentais prendre de la distance avec ce que j’étais en train de vivre, j’avais envie de rire quand j’imaginais n’était-ce qu’une seconde ce que mes parents, frères et soeurs ou proches amis auraient dit s’ils avaient été présents. J’aurais voulu pouvoir en rire avec eux.

Heureusement Steffi était là, et de nous trouver au milieu des gogo dancers bronzés vêtus d’un simple slip suffisait à nous réjouir.

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Hernan, incroyable farfadet de 40 ans, en paraissant 25, à l’origine de ce plan, nous racontait ses voyages et ses histoires drôles à base de chirurgie esthétique.

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On a aussi piqué les accessoires des gogos…

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Expérience étrange et intéressante que celle-ci, qui m’aura au moins vue ravie de pouvoir tenir une caméra en toute liberté, et désireuse de tourner à nouveau, très vite.

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Avril Argentin

Quel bonheur que ce ciel bleu et ce soleil constants!

Je supporte mal la chaleur, mais ici la température est parfaite, une petite brise fraiche et assez de chauds rayons pour ne pas tomber malade.

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Hier nous avons vécu un moment assez comique à la fac. Les deux directeurs m’avaient appellé pour traduire en direct la conférence du sémiologue et scénariste Francois Jost (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Jost) sur « Le banal, l’art et la télé-réalité ».

Assez peu confiante en mon potentiel de traductrice, j’ai amené avec moi quelques amis bilingues qui se sont révélés aussi peu efficaces que moi sur le terrain. L’un d’eux, quand ce fut son tour d’essayer, resta bloqué, en silence, face à la classe, sans pouvoir dire un mot, pour traduire une phrase extrêmement simple et courte.

M. Jost stressait de plus en plus, se perdait dans ses feuilles tandis que des rires nerveux fusaient de la salle bondée.

Finalement, le directeur de mon département, qui est un homme charmant, plein de malice et d’intelligence, est venu à la rescousse et a traduit l’exposé de notre invité francais au fur et à mesure, non sans quelques petites difficultés au début.

Comme quoi la traduction est réellement un métier, il faut être attentif, confiant, connaître les termes dont parle l’objet traduit, les subtilités des deux langues…

En tous cas ce furent deux heures très instructives, et comme d’habitude j’ai posé des questions de trente mètres de long, à la syntaxe approximative et au sens peu clair, qui laissèrent notre conférencier pantois. Je devrais me retenir de poser des questions, le chaos dans ma tête ne se formalise jamais par la parole.

Ce matin, après une soirée musicale et un peu trop alcoolisée dans une salle près de chez nous…

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…Nous nous sommes levés…

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Pour assister à un atelier gratuit sur le cinéma et sa critique, et avons accueilli ce charmant petit chat Tito, qui comme beaucoup de chats trouve un malin plaisir à présenter son derrière plutôt que sa tête..

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C’est notre nouvelle mascotte!

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Demain nous allons tourner le clip d’une Dj-ette Argentine apparemment célèbre ici, après avoir déjeuné en terrasse sur la Plaza Dorrego de San Telmo!

Avril Argentin dans l'Argentine plaza-dorrego

Ps: J’ai mis à jour l’article sur Serge Lutens, en y ajoutant une belle vidéo, ici: http://lespromesses.unblog.fr/index.php?s=serge+lutens

 

Apples in the summer

Je reposte cette chanson que j’aime beaucoup, des Fleet Foxes, « A shrine / The argument » version longue (plus de huit minutes) et surtout dans la version de l’album, très différente, plus expérimentale, parfois épique (!), traversée d’influences diverses comme vous le constaterez.

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Richard Bona/ Bobby Mc Ferrin

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Spéciale dédicace à Maud

A CHAQUE fois que je me promène à Paris pendant la période de Noel, depuis au moins dix ans, j’ai cette musique dans la tête, aka le générique du « Père Noel est une ordure », avec l’image des voitures sur l’autoroute et des lumières qui clignotent dans la ville.

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A la tarde soleada

Steffi et moi avons profité du soleil pour aller dans notre parc favori nous allonger sur l’herbe en sirotant un café glacé

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Après un passage par les magasins, elle m’a emmenée dans une galerie commerciale incroyable, bourrée de punks et constituée uniquement de magasins de piercings, tatouages…

J’en ai profité pour me faire percer l’oreille gauche en attendant plus funky.

Steffi a fait « vérifier » son piercing et le mec que vous voyez sur les photos suivantes était un amour. Chaque fois que je lui demandais le prix d’un objet il me répondait qu’il n’était pas à vendre car de collection..

Juste à côté, un jeune se faisait tatouer un énorme tigre sur le torse. Il soufflait comme un veau sous la souffrance pendant que sa copine patientait en mâchonnant élégamment son chewing-gum.

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On a fini par rejoindre Tomas et un ami à la maison

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Je vous présente mon nouveau cendrier:

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A part cela, le festival international de cinéma (BAFICI) a commencé à Buenos Aires.

Ce soir après le cours de guitare nous allons voir un film en plein air, mais personne n’a compris de quoi il s’agissait… Surprise?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joyeuses Pâques…

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A. NIN

« I, with a deeper instinct, choose a man who compels my strength, who makes enormous demands on me, who does not doubt my courage or my toughness, who does not believe me naive or innocent, who has the courage to treat me like a woman »

« Je choisis, avec l’instinct le plus profond, un homme qui contraint ma force, qui a d’énormes exigences envers moi, qui ne doute ni de mon courage ni de ma solidité, qui ne me croit pas naive ou innocente, qui a le courage de me traiter comme une femme »

Anais Nin

A. NIN dans Littérature anais-nin

Pauline Kael

Pauline Kael dans Cinéma  1888491992 dans Cinéma  9782355840470
Les chroniques américaines de Pauline Kael m’accompagnent depuis plusieurs mois, et je ne peux m’empêcher de la citer dans un sourire entendu:

« (…)For a woman to show any intelligence without being accused of unnatural agressivity, hateful vindictiveness or lesbianism. The latter accusation is generally made by men who have had a rough time in an argument »

« (Il est difficile) pour une femme de montrer la moindre intelligence sans être accusée d’agressivité inexpliquée, d’être animée d’un esprit de vengeance haineux ou d’homosexualité. Cette dernière accusation est généralement portée par des hommes ayant été mis à mal lors d’une dispute conjugale »

Elle écrivait ca en 1962, répondant au courrier plein de finesse d’un homme qui lui demandait pourquoi elle ne passait pas à la réalisation, étant donné qu’elle écrivait de si bonnes critiques de cinéma, avant d’ajouter sur un ton faussement innocent « Ah, mais j’oubliais, pour cela il vous faudrait une paire de c… » (Restons décents!)

Cette femme est si géniale qu’elle pond une lettre de réponse dénuée de toute hystérie (attendue, justement) et pleine d’humour.

Elle avait une vision unique du cinéma, une intransigeance et une ouverture d’esprit rares, qui ont aussi fait d’elle une visionnaire. Elle n’avait pas peur de parfois défendre des films grands publics snobés par l’intelegentsia New-Yorkaise quand elle y trouvait sincérement des qualités, et de descendre des « grands pontes » comme Kubrick qu’elle estimait « déshumanisé ». Elle fut aussi la première et plus fervente supportrice de la « nouvelle génération », portant à Spielberg une admiration sans bornes (sa critique des Dents de la Mer est géniale)et éblouie par le travail de Scorsese sur son deuxième long, Mean Streets.

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Elle questionnait la condamnation de la violence au cinéma (Elle fut une des seules à défendre le Bonnie and Clyde d’Arthur Penn, premier film à montrer une violence dite « gratuite » sans limites, et qui avait déclenché un grand débat au coeur de l’Amérique bien pensante), et l’omniprésence du sexe dont personne en revanche ne semblait s’indigner.

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C’est grâce à elle que j’ai vu ce bijou qu’est « John Mc Cabe » de Robert Altman, avec les magnifiques Warren Beatty et Julie Christie, et dont elle parle si bien…

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Ses critiques étaient toujours conduites avec calme et coeur, en plus d’une parfaite culture technique et filmique. Ce cinglé de Tarantino déclara que les critiques de Pauline Kael avaient été sa seule école de cinéma. Il est intéressant de regarder les films de ce dernier au prisme de la violence au cinéma « théorisée » par Pauline Kael.

Ses Chroniques américaines et européennes (2 tomes, donc!) sont en vente dans toutes les bonnes librairies aux Editions Sonatine, et préfacées par Gilles Jacob.

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Dolceacqua- Voyage d’hiver

Quelques photos de ce splendide village découvert un beau jour par ma mère, et qui est devenu un passage obligé à chacun de nos voyages à Antibes, quand on pousse la voiture jusqu’en Italie…

Mais d’abord un peu d’Antibes:
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La concentration de la soeur et du frère

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Nous entrons peu à peu dans la province de l’Imperia, en Ligurie Italienne

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On s’arrête manger des gambas et des écrevisses dans un restaurant au bord de l’eau.
Tout est en bois et un peu vieillot. Un serveur bossu en costume vient nous servir. C’est Twin Peaks sur la Méditerranée.

Enfin, DolceAcqua, après avoir demandé notre chemin à vingt personnes sur la route, dans un italien hésitant. Même après plusieurs visites, la ville semble se dérober à nous, comme l’Ile de la Fée Morgane!

Elue par les hommes depuis l’Age de Fer, elle se trouve au milieu d’un immense vignoble.
C’est d’abord un grand pont de pierre, d’une grâce infinie, dont on ne sait comment il tient, surplombant une rivière caillouteuse. Plus haut, le château à l’austérité menacante domine le village.

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Ce village a une histoire incroyable. C’est à l’intérieur un vrai dédale, un labyrinthe de pierres dans lequel on se perd très vite.

 

 

 

 

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