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Steven aka GOD « inside the Actors Studio »

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Les séances à l’Actors studio sont toujours des puits de connaissance pour les cinéphiles. Le génie de l’écrivain et poète James Lipton, membre honorifique de l’Actors Studio réside avant tout dans l’abilité à mettre ses invités à l’aise. Ces derniers sont conscients du prestige de se trouver à cet endroit, mais également qu’ils sont entourés d’étudiants acteurs, réalisateurs, scénaristes… De vrais amoureux du cinéma, encores vierges de l’expérience des grands studios.

Ils peuvent alors se livrer en toute confiance.

Car c’est aussi, bien sûr, une expérience narcissique, un regard et une analyse sur leurs propres parcours. La voix posée, l’érudition, la bienveillance, les questions pertinentes, jamais intrusives de Lipton nous permettent d’aller directement à l’essentiel, même dans l’anecdote, de rire parfois et d’être ému souvent.

C’est le cas ici avec Steven Spielberg, venu s’installer sur le fameux « fauteuil » en 1999, cinq ans tout juste après la création de l’émission, d’ailleurs inspirée du « Bouillon de culture » de Pivot. Cet entretien me tient particulièrement à coeur parcequ’il dit beaucoup sur les aléas de la création et de la vie en général à travers la voix de celui qui est peut-être le réalisateur le plus connu de notre époque, avec beaucoup de dignité, une certaine timidité et énormément d’humilité.

Surtout, on sent la véritable passion qui anime Spielberg, même après quarante ans de carrière. Quand il s’exprime, c’est souvent le réalisateur qui parle, un visuel, qui réfléchit en termes de rythme, de progression, d’évènements. Majoritairement silencieux et à l’écoute, il s’enflamme tout d’un coup en racontant une histoire (l’implosion du requin sur le tournage des « Dents de la mer »), joignant le geste à la parole, et quand James Lipton lui parle de ses parents, on lit dans son regard combien vivantes son enfance et ses blessures demeurent.

C’est surtout le témoignage honnête et simple d’un réalisateur chevronné en qui Pauline Kael (voir mon article sur cette grande critique américaine ici http://lespromesses.unblog.fr/2011/04/07/pauline-kael/) avait été l’une des premières à croire, à raison bien sûr.

JJ Cale/Monica Vitti

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Mahalia

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Le Moine

 

Le Moine dans Cinéma le_moine_affiche

J’avais lu il y a presque deux ans la réécriture très subtile, par Antonin Artaud, du fameux roman, classique de la littérature gothique anglaise, « Le Moine », de Matthew Lewis, rédigé en quelques semaines de l’an 1796 par le jeune auteur qui n’avait alors que 19 ans, et avait été charmée par cet univers âpre dans lequel se posait la question de la manipulation de l’esprit, du manque d’amour, de la sexualité et de la religion.

Aujourd’hui, Dominik Moll, le réalisateur et scénariste francais d’origine allemande, assez peu prolifique, à l’origine des très angoissants  »Lemming »(2005) et « Harry, un ami qui vous veut du bien »(2000) -qui travaillaient le suspense dans l’orfèvevrie- nous livre ce qui semble être une adaptation prometteuse de l’oeuvre de Lewis/Artaud.

Au centre de cette drôle d’histoire, basée dans l’Espagne du XVIIème siècle, le moine Ambrosio, génie de l’oration, figure charismatique et admirée de ses ouailles, qui prône l’intransigeance dans la religion et la force de la volonté face aux nombreuses tentations quotidiennes, dont le péché de chair semble être la plus dangereuse. Peu à peu, ce modèle de vertu et de force va s’effriter au gré de la folie et des rencontres.

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C’est Vincent Cassel, « déjà » naturellement tout en ambiguité et félinerie dans un physique étrange et nerveux, qui campe Ambrosio dans ce qui semble être un ovni cinématographique, plus proche de l’univers de Jodorowsky et de Kounen que d’un Xavier Beauvois avec son « Des hommes et des dieux », austère et lumineux.

Ce n’est d’ailleurs pas du tout de la même chose dont il s’agit ici. Dominik Moll a selon ses dires pris un grand plaisir à flirter avec le fantastique, comme le faisait le roman, et à s’amuser de la fraîcheur de la matière qu’il avait entre les mains, très loin de toute volonté naturaliste.

« Le Moine », à découvrir donc sur les écrans francais le 13 juillet.

La bande-annonce ici:

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Et une petite interview du réalisateur et de son acteur principal sur Inter, dans l’émission « L’été comme je suis », cette semaine, là:

http://www.franceinter.fr/emission-l-ete-comme-je-suis-l-ete-comme-je-suis-vincent-cassel-dominik-moll-et-julien-baer-en-live

 

 

La reserva ecologica de Buenos Aires

La réserve écologique de Buenos Aires, assez récente, fait plus de 360 hectares et est située juste à côté du centre névralgique de la ville, le long du Rio de la Plata.

On y croise de drôles d’oiseaux, des joggeurs, des promeneurs du dimanche et surtout on peut y louer des bicyclettes pour profiter pleinement des multiples chemins et du bord de mer.

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Les petites baraques jaunes que vous voyiez sont des « parillas », installées en file indienne le long de la réserve, ouvertes 24h/24h. On y mange la viande au gril, et on assaisonne à notre convenance avec tous les condiments présentés sur une grande table (les classiques « ketchup/mayo/moutarde », mais aussi des piments, de l’ail, de la salade, du chimichurri…)

 

Freckles

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La recette du caramel slice de Bill Granger en francais!

Ce blog va devenir le temps d’un article le temple de Bill Granger, ce jeune génie australien de la cuisine, du chocolat et de mon amie Blanche, qui m’a fait découvrir le gâteau dont je vais vous donner la recette, traduite par ses soins.

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(Bill Granger, qui semble tellement épanoui par son café.)

En son absence, j’ai cherché cette dernière sur Internet, mais ne l’ai trouvée qu’en anglais. Je l’ai donc traduite, laborieusement (cf les systèmes de mesures qui diffèrent), avant de la perdre. Tragédie.

Ce gâteau est le gâteau le moins diététique du monde, mais on s’en balance. Ce gâteau est un miracle. Ce gâteau est le meilleur ami des papilles des petits et des grands. Il est constitué de trois couches: une pâte sablée parfumée à la noix de coco, une couche de caramel que vous ferez vous-mêmes, et enfin, un nappage de chocolat noir.

Blanche en a ramené la formule depuis l’Australie, ou si je ne m’abuse elle en faisait un nouveau à peu près toutes les semaines.

Avec sa confection, Blanche peut tout se permettre. Oui, la vie est injuste mais le plaisir de manger est l’un des plus beaux et des plus forts. Alors ennemis du beurre, du chocolat ou de tout autre ingrédient béni des Dieux, passez votre chemin. Pour les autres, régalez-vous!

NB: La préparation du gâteau est assez longue (compter une bonne heure pour être sûrs) et se fait en plusieurs parties. Aussi, elle nécessite l’ingrédient miracle quasi introuvable à Paris, le « Golden Syrup », qui est en fait une sorte de sirop de sucre. C’est vraiment l’ingrédient qui va donner tout son goût au caramel, alors je vous conseille de ne pas le remplacer par tout autre produit approchant. On trouve le Golden Syrup au bon marché, au rayon épicerie anglaise (au RDC). C’est embêtant mais ca vaut le coup!

BILL GRANGER’S CHOCOLATE AND CARAMEL SLICE

Ingrédients=

 Pour la pâte:

125 grammes de farine

1e petite cuillère de levure chimique

90g de poudre de noix de coco

115 grammes de sucre

125 grammes de beurre

Pour le caramel:

100 grammes de beurre

100 grammes de sucre brun

400 mL de lait concentré sucré

2 grosses cuillères généreuses de Golden Syrup

1e petite cuillère d’extrait de vanille (facultatif)

Pour le chocolat:

150 grammes de chocolat noir, fondu

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1) Préchauffez le four à 180 degrés, et graissez le plat (allez-y franchement, le gâteau étant très difficile à démouler)

2) Assemblez tous les ingrédients pour la pâte (farine, levure chimique, poudre de noix de coco, sucre, beurre -fondu-) dans un grand bol et mélangez bien

3) Pressez cette pâte au fond de votre plat (avec les mains) en l’étendant de manière homogène

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4) Mettez le plat au four pendant 12 minutes, jusqu’à ce que la pâte soir bien dorée

Pendant ce temps, faites votre caramel:

5) Dans une casserole, faites fondre le beurre à feu doux et rajoutez, toujours sur le feu, le sucre brun, le lait concentré sucré, le Golden Syrup, et la vanille et laissez bouillir pendant cinq minutes SANS JAMAIS CESSER DE TOUILLER (20 secondes sont suffisantes pour que votre caramel brûle et attache, et que votre gâteau soir raté. L’expérience parle)

6) Versez le caramel sur la base de votre gâteau et remettez au four pendant 10 minutes.

7) Laissez reposer, mettez votre gâteau au réfrigérateur quelques minutes s’il le faut, puis versez le chocolat fondu sur le gâteau et remettez-le au réfrigérateur pendant au moins 2 heures.

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Voilà! Le gâteau se conserve au réfrigérateur

 

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(Les fameuses « trois couches »: L’Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis)

 

 

 

 

 

 

Le plus bel animal du monde

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Voici l’un de ses surnoms, une des multiples définitions qu’on aura donné d’elle.

Georges Cukor avait eu ce mot:  »Ava, c’est un homme »; et la sus-nommée , qui n’aimait rien tant que la compagnie du sexe opposé, fumant cigarette sur cigarette, buvant comme quatre, friande du spectacle qu’offrait la corrida qu’elle découvrit avec son grand ami Hemingway (photo ci-dessous), de ronronner de plaisir à cette évocation.

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Pour ce qui est de « ronronner », on fait bien d’utiliser ce terme au sujet de cette créature qu’était l’actrice, sorte de chat sauvage aux yeux perpétuellement brillants, à la peau laiteuse et aux attaches graciles, une statue vivante se mouvant avec élégance et sensualité…

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Originaire du fin fond de l’Amérique-d’une famille nombreuse et pauvre du Sud des Etats-Unis dont elle trainât longtemps l’accent comme un fardeau- elle exercât toute sa vie sur ceux qui l’entouraient ce puissant charme magnétique, celui d’une magicienne en pleine possession de sa féminité, d’une indépendance de personnalité la rapprochant des grandes actrices l’ayant précédé: Bette Davis ou encore Gloria Swanson,

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partageant l’espièglerie d’une Lauren Bacall ou d’une Audrey Hepburn sans l’androgynie latente de ces dernières, loin également des standards de femme-enfant incarnés plus ou moins volontairement par les contemporaines d’Ava: Marylin ou Gene Tierney, mais souffrant toujours d’un complexe d’infériorité vis-à-vis de son éducation.

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Complexe auquel elle tentât de pallier au contact de la lecture et de certaines figures littéraires et artistiques de son époque, sans jamais pourtant trouver en elle la confiance nécessaire pour creuser ce sillon comme elle l’aurait pu. La faute peut-être aux différents maris qui partagèrent sa vie, Mickey Rooney, Frank Sinatra et Artie Shaw, figures charismatiques écrasantes qui acceptaient mal son succès ou ses élans vers la connaissance.

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Dans ses Mémoires, on découvre une femme dont la vivacité et la lucidité confinent parfois à la cruauté, dirigée contre elle-même principalement.

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Elle fait surtout preuve d’un incroyable sens de l’humour et chez celle qui aimait tant l’océan on retrouve une âme de vieux marin, écorché par la vie, amoureux d’elle, hurlant sa vérité et chez lequel la dignité revêt une place si importante qu’elle refusât à l’orée de ses 60 ans de se montrer à nouveau au public et vécut en recluse jusqu’à sa mort. 

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Un extrait de « Pandora », le premier film dans lequel Ava apparaît « en couleurs », qui vaut son pesant d’or notamment pour les sublimes scènes nocturnes, comme celle qui inaugure la vidéo ci-après:

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Mr Postman, give me a dreeeam

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