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Lalala

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Delicious stealing scene

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Varanasi la magique

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Dreamhouse

Dreamhouse dans Architecture Sofia+Coppola%27s+vacation+house+in+Belize+aSofia+Coppola%27s+vacation+house+in+Belize+b dans Architecture

When you are old…

When you are old

 

When you are old and grey and full of sleep,

And nodding by the fire, take down this book,

And slowly read, and dream of the soft look

Your eyes had once, and of their shadows deep;

How many loved your moments of glad grace,

And loved your beauty with love false or true,

But one man loved the pilgrim soul in you,

And loved the sorrows of your changing face;

And bending down besides the glowing bars,

Murmur, a little sadly, how love fled

And paced upon the mountains overhead

And hid his face amid a crowd of stars.

 

W.B  YEATS

 

La prisonnière- Clouzot



La prisonnière- Clouzot dans Cinéma PRISONNIERE1

Je viens de voir « La prisonnière » de Clouzot. C’est un chef-d’oeuvre pour moi. C’est drôle comme à chaque fois le chef-d’oeuvre, l’oeuvre qui touche à l’absolu selon moi fait -en plus souvent d’une grande maîtrise technique- son jeu sur le fil.

Ce n’est même pas de la subtilité. C’est la fine frontière entre ce que nous acceptons comme réel (et ce tout de suite) et: le mièvre, le facile, le pathétique, le démagogique,.. tout ce qui serait concept amené frontalement, et souvent via des clichés.

Certains films se construisent comme cela, et c’est tellement grossièrement assumé que ca en devient machinal et réconfortant comme manger trop quand l’on se sent triste.

Ce risque, ce fil tendu, ajoutent du piment à notre expérience de spectateur bienheureux, car la fluidité et la perfection de ces instants suivis est délicieusement brisée par la crainte de voir s’écrouler ce qui nous a ravis.

C’est comme un numéro d’équilibriste, mais ca n’est jamais totalement du divertissement.

A un seul moment, on peut penser que Clouzot va dans le sens de l’intelligentsia parisienne; quand Magy commente les oeuvres de Stan. Ah qu’elle est drôle dans sa naiveté, dans son ignorance. Ah que nous lui sommes supérieurs. Ces vingt secondes, agrémentées des légers ricanements de la salle à demi remplie, m’ont gênée. Pourtant, c’est moi qui ai tort. Cette femme existe, Clouzot la montre, parcequ’elle a le droit d’être là aussi, et parceque le couple José-Stan n’en paraît que plus diaboliquement lié dans le plan qui suit, tels deux fauves au regard transparent fascinés par la facilité de leur proie, et parceque leur amour, comme tous les amours, c’est aussi cela: nous deux et eux.

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