Archives pour la catégorie Littérature

Eduardo Noriega/ Edgardo Lois

Un lecteur-ami avisé s’est plaint de la sélection très franco-francaise de ce blog.

Ce n’est pas faute de m’intéresser à la culture argentine, mais mon pays natal, grâce à Internet, continue de m’offrir quotidiennement (et surtout gratuitement) l’accès à sa production, ainsi la chronique-je en conséquence.

Cependant, il serait dommage de ne pas rendre compte de tout ce que l’Argentine compte de talents artistiques et intellectuels.

L’un d’entre eux est le photographe Eduardo Noriega. Né en 1942, il enseigne l’art de l’image à Buenos Aires et a exposé et été publié dans plusieurs pays, en Allemagne principalement qui semble être particulièrement sensible à son travail.

Il s’est dernièrement associé à l’auteur portègne Edgardo Lois qui est parti de ses photos pour constituer un guide très subjectif et sensible de Buenos aires, en créant le personnage d’Antonio, observateur ému et blessé d’une ville-miroir. Seuls ceux qui maîtrisent l’espagnol pourront profiter de ces beaux textes, malheureusement.

Voici le lien du dit-guide, toujours en attente d’éditeur mais mis à disposition ici:

http://guiadebuenosairesunaficcion.blogspot.com/

Et le lien du site d’Egardo Lois, avec des extraits de ses textes et les références de ses publications (toujours en espagnol!):

http://www.delaescritura.blogspot.com/

Pour finir, un apercu des magnifiques photographies d’Eduardo Noriega, pleines de douceur et d’intensité:

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Je suis plus qu’une dualité entre animalité et spiritualité

« (…) Si l’on examine le Loup des Steppes de ce point de vue, on comprend clairement pourquoi il souffre tant de sa dualité dérisoire.

A l’instar de Faust, il croit que deux âmes sont trop pour une seule poitrine et qu’elles risquent à coup sûr de la déchirer. Or, c’est le contraire;  elles sont en nombre bien trop réduit et Harry brusque terriblement sa pauvre âme en tentant de la saisir de manière aussi primitive. Malgré son haut degré de culture, Harry se comporte comme un sauvage qui ne sait pas compter au-delà de deux.

Il désigne une partie de lui-même par le nom d’homme; l’autre partie par celui de loup, et croit avoir réglé le problème, avoir donné une définition exhaustive de sa personne. Il fait entrer sous le nom d’ »homme » tout ce qui en lui appartient à l’ordre du spirituel, du sublime ou encore du culturel, et range sous le nom de « loup » tout ce qui est animal, sauvage et chaotique.

Dans la vie, cependant, rien n’est aussi simple que dans nos pensées, aussi sommaire que dans notre pauvre langage d’idiots.

Harry se leurre doublement en disséquant sa personne de manière si primitive. Il pense, c’est à craindre, que des régions entières de son âme ressortissent à l’homme, bien qu’elles soient loin d’être humaines.

De même, il considère que certaines parties de sa personne ressortissent au loup, alors qu’elles ont depuis longtemps dépassé le stade d’évolution de celui-ci. (…) »

Hermann Hesse, Le Loup des steppes (1927)

Romy

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Nous avons traversé fatigues et désirs sans retrouver le goût des rêves de l’enfance – Michel Houellebecq

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A. NIN

« I, with a deeper instinct, choose a man who compels my strength, who makes enormous demands on me, who does not doubt my courage or my toughness, who does not believe me naive or innocent, who has the courage to treat me like a woman »

« Je choisis, avec l’instinct le plus profond, un homme qui contraint ma force, qui a d’énormes exigences envers moi, qui ne doute ni de mon courage ni de ma solidité, qui ne me croit pas naive ou innocente, qui a le courage de me traiter comme une femme »

Anais Nin

A. NIN dans Littérature anais-nin

Henry Miller

Les mots du plus grand écrivain américain sur son lit de mort, qui fut toute sa vie durant un aventurier de la vie jusqu’à l’extrême, honnête avec son humanité, célébrant et crachant tour à tour sur l’art, les monstres, les pauvres, le corps des femmes, les rituels, les perversités, la bourgeoisie, toujours ému, toujours émouvant et formidablement sage.

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Blaise Cendrars

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Roald Dahl

En lisant son autobiographie « Boy », je découvre quelle vie trépidante l’auteur de « Matilda », « Charlie et la chocolaterie », « Fantastic Mr Fox », « James et la pêche géante » (autant de romans dont les adaptations cinématographiques semblent, à quelques rares exceptions, bénies des Dieux) a mené pendant sa jeunesse, voyageant par monts et par vaux, pilote de chasse pendant la Guerre, mais aussi la quiétude relative de sa vie d’écrivain « installé », curieux de tout, dans une régularité quotidienne à laquelle semblent s’astreindre maints auteurs.

Voici quelques photos de sa maison, « the Gipsy House » (= la Maison Gitane pour les non anglophones qui se reconnaitront!), en Angleterre:

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Avec ses animaux!
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La petite maison-au fond du très beau jardin- dans laquelle il travaillait, de 10h à midi, accompagné de son thermos de café et les jambes sous un plaid, puis le soir après une après-midi de lecture:

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Et sa femme Felicity de laquelle il était inséparable
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L’amour du chocolat par Roald Dahl.. Que demander de plus?

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Roberto Arlt

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Dear Hubert

Dear Hubert dans Littérature selby

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