Archives pour la catégorie Cinéma



You’re trying to seduce me… Aren’t you?

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Annie

 

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Drôle

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Nightclub singers

Dans toute l’histoire du cinéma, les chanteuses de nightclubs affluent, sublimées souvent par un réalisateur amoureux…

Isabella Rossellini dans le sombre « Blue Velvet » (1986) de David Lynch, son compagnon de l’époque

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Flamboyante Rita Hayworth dans « Gilda » (1946) de Charles Vidor, et le fameux déroulé de gant
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Kate Capshaw, future Mme Spielberg, dans « Indiana Jones et le Temple maudit »du même Spielberg dont on sent qu’il s’amuse beaucoup

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Ava Gardner dans , dans « Marchands d’illusions » (1947) de Jack Conway pour la voir faire des oeillades à Clark Gable (qui était son idole de jeunesse. Leur premier film ensemble)
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Robina Chaffey, soul et sexy dans Mad max (1979) de George Miller

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La touchante et morte de trouille Diane Keaton dans le « Annie Hall » de Woody Allen (1977), film en forme de cadeau de rupture entre le réal et son actrice
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Anna Karina dans « Une femme est une femme » (1961) de Godard, cette fois dans un strip-club (aller à 3min). Couple, encore.
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Lauren Bacall et sa voix grave dans « En avoir ou pas » (1944) d’Howard Hawks

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Catherine Deneuve dans « Courage, fuyons » d’Yves Robert (1979) face à Jean Rochefort. Un peu fade à mon goût…^^

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L’extra Liza Minelli, tout en panache et humour, dans « Cabaret » (1972) de Bob Fosse

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Marilyn Monroe dans « La rivière sans retour » (1954) d’Otto Preminger, dans la très belle chanson du même nom

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Et pour finir, la désormais mythique Jessica Rabbit dans « Roger Rabbit » (1988) de Bob Zemeckis

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Hitchcock/ Herrman/ Bass

Hitchcock/ Herrman/ Bass dans Cinéma

Quand un réalisateur, un compositeur et un graphiste géniaux se réunissent en 1958 cela donne le générique de début de « Vertigo » (« Sueurs froides »), dont le scénario est une adaptation des non moins géniaux Boileau et Narcejac.

Ambiance…
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Camille Claudel et Debussy

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Coppola à la Colifata

Un regard sur la Colifata de Buenos Aires, radio émise depuis un hôpital psychiatrique.

Chacun, considéré comme « fou » à tort ou à raison peut s’y exprimer. Coppola y a tourné une scène de son merveilleux dernier film, « Tetro », tourné en Argentine, après avoir lu un article dans le NY Times sur cette émission pas comme les autres.

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Alice n’est plus ici

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J’ai découvert ce film de Scorsese il y a quelques temps déjà, mais il m’a tellement marquée que je voulais en parler ici.

Datant de 1974, c’est un des tous premiers films du réalisateur, et son actrice principale, Ellen Burstyn, en est l’instigatrice. D’elle et de l’expérience de son divorce récent, de son questionnement sur la place de la femme dans la société est née l’idée du film, que la comédienne a littéralement vécu comme une expérience cathartique. C’est un film qui parle de son époque et de ses enjeux avec simplicité et émotion.

Une femme, mariée à un pauvre gars quasi analphabète, dépressif, violent et alcoolisé depuis des années, se retrouve veuve du jour au lendemain et décide de partir à la rencontre de son rêve d’enfant: devenir chanteuse, en n’emmenant dans ses valises que son petit garcon et en se promettant de ne plus se laisser étouffer.

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Sur le papier, le scénario semble être une énième variation mielleuse sur le thème de l »American dream », mais cette fois la magie opère.

Du Scorsese qui se fera plus tard le spécialiste brillant des univers majoritairement masculins, des destins d’hommes souvent plongés dans une vie à haut risque, trépidante, on n’attendait pas une vision aussi juste et tendre d’un destin ordinaire, celui d’une femme qui, à trente-cinq ans, décide d’exister par elle-même. En cela, ce film marque réellement un tournant dans l’histoire du cinéma, créant un nouveau type de personnages féminins comme peut-être seul Cassavetes semble en écrire au même moment.

L’héroine n’est pas une langoureuse femme fatale, comme dans « Gilda », ni une femme dont la progéniture est le seul combat et cantonnée au seul rôle de mère, comme dans « Rosemary’s baby », non plus une jeune fille passive dont la réalisation ultime ne peut que s’effectuer dans le mariage, comme dans « Sabrina ».

Au long du chemin qui sera souvent douloureux, elle rencontre un homme dans un bar, maître de l’illusion, Harvey Keitel, et qui se révèlera être le double pire, car vicieux et manipulateur, de son mari.

Elle fuit encore plus loin, trouve un job de serveuse dans un « diner », et y fait la rencontre de personnalités toutes plus étranges et attachantes. De la patronne dont la vulgarité heurte Alice à la collègue maladivement timide, elle va peu à peu se faire une place dans ce drôle d’endroit, repaire de routiers..

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… Et y rencontrer le personnage joué par le chanteur Kris Kristofferson, extraordinaire d’obstination et de charme. Donnant lieu, au passage, à une des plus belles scènes de séduction jamais filmées au cinéma, qui à elle seule vaut le détour.
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On n’a jamais aussi bien filmé les femmes, leur beauté un peu fatiguée, leur courage, leur pépiements, leurs luttes et leur désespoir dans leur quête identitaire et l’unique choix de vie auquel elles croient devoir répondre, très peu de temps après la révolution sexuelle: être au service de l’homme et être malheureuse ou être seule et plus malheureuse encore.

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C’est à ce moment-là qu’intervient la grande intelligence du scénario, qui ne vire pas au discours féministe unilatéral.

En effet, et avec beaucoup de délicatesse, est posée la question de la confiance, et du lâcher-prise nécessaire au bonheur. Alice est pleine de blessures, mais aveuglée par son expérience avec les hommes et son ambition musicale qu’elle ne veut pour rien au monde voir sacrifiée. Pour ce rôle, Ellen Burstyn s’investit avec une intensité rare, jouant de son intériorité et de son expérience, fascinante d’honnêteté dans chaque plan, magnifiée par l’oeil de Scorsese dont ce film représentait le challenge ultime, celui de « comprendre la psychologie féminine »(!)

Rarement un film aura joué sur les registres avec autant d’agilité, alternant des scènes profondément éprouvantes pour les personnages et les spectateurs, avec des passages véritablement hilarants, provoqués par des répliques assassines ou des situations dont le cocasse rappelle les Marx Brothers dans leurs meilleures heures.

A côté de l’histoire d’Alice se joue en filigrane celle de son fils Tommy, petit rouquin à lunettes, surexcité, fatigant, vif  et attachant, qui vit les prémices de ce qu’on appelle désormais « préadolescence » comme il le peut, baissant la tête quand une assiette est lancée et attrapant ses affaires en deux temps trois mouvements quand il faut quitter un lieu en vitesse.

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Le film est aussi l’occasion de voir la toute jeune et déjà impressionnante Jodie Foster, deux ans avant « Taxi Driver » du même Scorsese, en garcon manqué et amie du fils d’Alice dont elle partage les cours de guitare.

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Un film magnifique, qui réussit le pari d’être émouvant sans être naif ni facile; donc, à mettre entre toutes les mains …

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