Steven aka GOD « inside the Actors Studio »

Image de prévisualisation YouTube

Les séances à l’Actors studio sont toujours des puits de connaissance pour les cinéphiles. Le génie de l’écrivain et poète James Lipton, membre honorifique de l’Actors Studio réside avant tout dans l’abilité à mettre ses invités à l’aise. Ces derniers sont conscients du prestige de se trouver à cet endroit, mais également qu’ils sont entourés d’étudiants acteurs, réalisateurs, scénaristes… De vrais amoureux du cinéma, encores vierges de l’expérience des grands studios.

Ils peuvent alors se livrer en toute confiance.

Car c’est aussi, bien sûr, une expérience narcissique, un regard et une analyse sur leurs propres parcours. La voix posée, l’érudition, la bienveillance, les questions pertinentes, jamais intrusives de Lipton nous permettent d’aller directement à l’essentiel, même dans l’anecdote, de rire parfois et d’être ému souvent.

C’est le cas ici avec Steven Spielberg, venu s’installer sur le fameux « fauteuil » en 1999, cinq ans tout juste après la création de l’émission, d’ailleurs inspirée du « Bouillon de culture » de Pivot. Cet entretien me tient particulièrement à coeur parcequ’il dit beaucoup sur les aléas de la création et de la vie en général à travers la voix de celui qui est peut-être le réalisateur le plus connu de notre époque, avec beaucoup de dignité, une certaine timidité et énormément d’humilité.

Surtout, on sent la véritable passion qui anime Spielberg, même après quarante ans de carrière. Quand il s’exprime, c’est souvent le réalisateur qui parle, un visuel, qui réfléchit en termes de rythme, de progression, d’évènements. Majoritairement silencieux et à l’écoute, il s’enflamme tout d’un coup en racontant une histoire (l’implosion du requin sur le tournage des « Dents de la mer »), joignant le geste à la parole, et quand James Lipton lui parle de ses parents, on lit dans son regard combien vivantes son enfance et ses blessures demeurent.

C’est surtout le témoignage honnête et simple d’un réalisateur chevronné en qui Pauline Kael (voir mon article sur cette grande critique américaine ici http://lespromesses.unblog.fr/2011/04/07/pauline-kael/) avait été l’une des premières à croire, à raison bien sûr.

0 commentaire à “Steven aka GOD « inside the Actors Studio »”


  1. Aucun commentaire

Laisser un commentaire



Les échos d'Altaïr |
starrynight |
Hatake sitraka |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mylifemystory
| Choupinette
| jess5593@mon blog