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Archives pour juillet 2011

Belle épine

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Prudence Friedmann a 17 ans. Elle vit seule en banlieue parisienne dans un appartement lourd de l’absence de sa mère, morte quelques semaines auparavant. Son père est on ne sait où, sa grande soeur vient quelques rares fois lui rendre visite.

Pour ne pas « laisser la mort grignoter la vie », comme disait Chabrol, elle va frayer avec ceux qui la provoquent sans cesse: les motards de Rungis.

La jeune réalisatrice Rebecca Zlotowski signe un premier film simple et beau, difficilement localisable dans le temps (sommes-nous en 1975? En 1990?), aussi silencieux et âpre que l’héroïne dont on suit la prise de risques avec émotion, lumineusement incarnée par une Léa Seydoux que la caméra ne lâche pas une seconde, fixant les derniers vestiges de son adolescence (« ce sera mon dernier film en tant que jeune fille » dit l’actrice âgée de 25 ans).

Pleine de promesses, une oeuvre qui rappelle l’américain James Gray dans l’interêt pour les personnages écorchés-vifs, charismatiques et peu volubiles, les paysages périphériques et la mise en scène austère et élégante.

Belle épine dans Cinéma

 

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Portrait à deux

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Ferme les yeux

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Ferme les yeux dans Musique SDF-Mis%C3%A8re-004

 

 

sdf%20(11) dans Photographie

Drôle

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Victor Hugo et le Japon

Victor Hugo et le Japon dans Peinture hugo_dessin_souvenir_de_l_etang_du_bois_de_bellevue_1845_les_miserables_les_miz_comedie_musicale_musical

Je suis tombée à l’instant sur ce « Souvenir du bois de Bellevue » de Victor Hugo, datant de 1845, et ai été surprise de la fraternité heureuse avec l’oeuvre de Tohaku postée sur ce blog il y a quatre mois:

hasegawatohakupinetreesright dans Peinture

http://lespromesses.unblog.fr/2011/03/08/shorin-zu-foret-de-pins-hasegawa-tohaku-periode-momoyama-xvieme-s/

 

Steven aka GOD « inside the Actors Studio »

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Les séances à l’Actors studio sont toujours des puits de connaissance pour les cinéphiles. Le génie de l’écrivain et poète James Lipton, membre honorifique de l’Actors Studio réside avant tout dans l’abilité à mettre ses invités à l’aise. Ces derniers sont conscients du prestige de se trouver à cet endroit, mais également qu’ils sont entourés d’étudiants acteurs, réalisateurs, scénaristes… De vrais amoureux du cinéma, encores vierges de l’expérience des grands studios.

Ils peuvent alors se livrer en toute confiance.

Car c’est aussi, bien sûr, une expérience narcissique, un regard et une analyse sur leurs propres parcours. La voix posée, l’érudition, la bienveillance, les questions pertinentes, jamais intrusives de Lipton nous permettent d’aller directement à l’essentiel, même dans l’anecdote, de rire parfois et d’être ému souvent.

C’est le cas ici avec Steven Spielberg, venu s’installer sur le fameux « fauteuil » en 1999, cinq ans tout juste après la création de l’émission, d’ailleurs inspirée du « Bouillon de culture » de Pivot. Cet entretien me tient particulièrement à coeur parcequ’il dit beaucoup sur les aléas de la création et de la vie en général à travers la voix de celui qui est peut-être le réalisateur le plus connu de notre époque, avec beaucoup de dignité, une certaine timidité et énormément d’humilité.

Surtout, on sent la véritable passion qui anime Spielberg, même après quarante ans de carrière. Quand il s’exprime, c’est souvent le réalisateur qui parle, un visuel, qui réfléchit en termes de rythme, de progression, d’évènements. Majoritairement silencieux et à l’écoute, il s’enflamme tout d’un coup en racontant une histoire (l’implosion du requin sur le tournage des « Dents de la mer »), joignant le geste à la parole, et quand James Lipton lui parle de ses parents, on lit dans son regard combien vivantes son enfance et ses blessures demeurent.

C’est surtout le témoignage honnête et simple d’un réalisateur chevronné en qui Pauline Kael (voir mon article sur cette grande critique américaine ici http://lespromesses.unblog.fr/2011/04/07/pauline-kael/) avait été l’une des premières à croire, à raison bien sûr.

JJ Cale/Monica Vitti

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Mahalia

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Le Moine

 

Le Moine dans Cinéma le_moine_affiche

J’avais lu il y a presque deux ans la réécriture très subtile, par Antonin Artaud, du fameux roman, classique de la littérature gothique anglaise, « Le Moine », de Matthew Lewis, rédigé en quelques semaines de l’an 1796 par le jeune auteur qui n’avait alors que 19 ans, et avait été charmée par cet univers âpre dans lequel se posait la question de la manipulation de l’esprit, du manque d’amour, de la sexualité et de la religion.

Aujourd’hui, Dominik Moll, le réalisateur et scénariste francais d’origine allemande, assez peu prolifique, à l’origine des très angoissants  »Lemming »(2005) et « Harry, un ami qui vous veut du bien »(2000) -qui travaillaient le suspense dans l’orfèvevrie- nous livre ce qui semble être une adaptation prometteuse de l’oeuvre de Lewis/Artaud.

Au centre de cette drôle d’histoire, basée dans l’Espagne du XVIIème siècle, le moine Ambrosio, génie de l’oration, figure charismatique et admirée de ses ouailles, qui prône l’intransigeance dans la religion et la force de la volonté face aux nombreuses tentations quotidiennes, dont le péché de chair semble être la plus dangereuse. Peu à peu, ce modèle de vertu et de force va s’effriter au gré de la folie et des rencontres.

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C’est Vincent Cassel, « déjà » naturellement tout en ambiguité et félinerie dans un physique étrange et nerveux, qui campe Ambrosio dans ce qui semble être un ovni cinématographique, plus proche de l’univers de Jodorowsky et de Kounen que d’un Xavier Beauvois avec son « Des hommes et des dieux », austère et lumineux.

Ce n’est d’ailleurs pas du tout de la même chose dont il s’agit ici. Dominik Moll a selon ses dires pris un grand plaisir à flirter avec le fantastique, comme le faisait le roman, et à s’amuser de la fraîcheur de la matière qu’il avait entre les mains, très loin de toute volonté naturaliste.

« Le Moine », à découvrir donc sur les écrans francais le 13 juillet.

La bande-annonce ici:

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Et une petite interview du réalisateur et de son acteur principal sur Inter, dans l’émission « L’été comme je suis », cette semaine, là:

http://www.franceinter.fr/emission-l-ete-comme-je-suis-l-ete-comme-je-suis-vincent-cassel-dominik-moll-et-julien-baer-en-live

 

 

La reserva ecologica de Buenos Aires

La réserve écologique de Buenos Aires, assez récente, fait plus de 360 hectares et est située juste à côté du centre névralgique de la ville, le long du Rio de la Plata.

On y croise de drôles d’oiseaux, des joggeurs, des promeneurs du dimanche et surtout on peut y louer des bicyclettes pour profiter pleinement des multiples chemins et du bord de mer.

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Les petites baraques jaunes que vous voyiez sont des « parillas », installées en file indienne le long de la réserve, ouvertes 24h/24h. On y mange la viande au gril, et on assaisonne à notre convenance avec tous les condiments présentés sur une grande table (les classiques « ketchup/mayo/moutarde », mais aussi des piments, de l’ail, de la salade, du chimichurri…)

 

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