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Archives pour février 2011



Coppola à la Colifata

Un regard sur la Colifata de Buenos Aires, radio émise depuis un hôpital psychiatrique.

Chacun, considéré comme « fou » à tort ou à raison peut s’y exprimer. Coppola y a tourné une scène de son merveilleux dernier film, « Tetro », tourné en Argentine, après avoir lu un article dans le NY Times sur cette émission pas comme les autres.

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Stardust/ Hoagy Carmichael

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L’homme le plus élégant de Paris, Serge Lutens

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Serge Lutens est un grand parfumeur et un esthète raffiné, comme venu d’un autre temps, qui soigne tout ce qu’il touche et dont la boutique située à l’ombre des jardins du Palais Royal constitue à elle seule une attraction qui donne matière au rêve.

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Tout comme ses flacons et leurs noms merveilleux…

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Amoureux du Maroc, il crée depuis des années une nouvelle conception de la fragrance, simple, élégante et poétique.

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Le voici qui parle de son « personal hit », le parfum Féminité du bois :

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Alice n’est plus ici

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J’ai découvert ce film de Scorsese il y a quelques temps déjà, mais il m’a tellement marquée que je voulais en parler ici.

Datant de 1974, c’est un des tous premiers films du réalisateur, et son actrice principale, Ellen Burstyn, en est l’instigatrice. D’elle et de l’expérience de son divorce récent, de son questionnement sur la place de la femme dans la société est née l’idée du film, que la comédienne a littéralement vécu comme une expérience cathartique. C’est un film qui parle de son époque et de ses enjeux avec simplicité et émotion.

Une femme, mariée à un pauvre gars quasi analphabète, dépressif, violent et alcoolisé depuis des années, se retrouve veuve du jour au lendemain et décide de partir à la rencontre de son rêve d’enfant: devenir chanteuse, en n’emmenant dans ses valises que son petit garcon et en se promettant de ne plus se laisser étouffer.

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Sur le papier, le scénario semble être une énième variation mielleuse sur le thème de l »American dream », mais cette fois la magie opère.

Du Scorsese qui se fera plus tard le spécialiste brillant des univers majoritairement masculins, des destins d’hommes souvent plongés dans une vie à haut risque, trépidante, on n’attendait pas une vision aussi juste et tendre d’un destin ordinaire, celui d’une femme qui, à trente-cinq ans, décide d’exister par elle-même. En cela, ce film marque réellement un tournant dans l’histoire du cinéma, créant un nouveau type de personnages féminins comme peut-être seul Cassavetes semble en écrire au même moment.

L’héroine n’est pas une langoureuse femme fatale, comme dans « Gilda », ni une femme dont la progéniture est le seul combat et cantonnée au seul rôle de mère, comme dans « Rosemary’s baby », non plus une jeune fille passive dont la réalisation ultime ne peut que s’effectuer dans le mariage, comme dans « Sabrina ».

Au long du chemin qui sera souvent douloureux, elle rencontre un homme dans un bar, maître de l’illusion, Harvey Keitel, et qui se révèlera être le double pire, car vicieux et manipulateur, de son mari.

Elle fuit encore plus loin, trouve un job de serveuse dans un « diner », et y fait la rencontre de personnalités toutes plus étranges et attachantes. De la patronne dont la vulgarité heurte Alice à la collègue maladivement timide, elle va peu à peu se faire une place dans ce drôle d’endroit, repaire de routiers..

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… Et y rencontrer le personnage joué par le chanteur Kris Kristofferson, extraordinaire d’obstination et de charme. Donnant lieu, au passage, à une des plus belles scènes de séduction jamais filmées au cinéma, qui à elle seule vaut le détour.
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On n’a jamais aussi bien filmé les femmes, leur beauté un peu fatiguée, leur courage, leur pépiements, leurs luttes et leur désespoir dans leur quête identitaire et l’unique choix de vie auquel elles croient devoir répondre, très peu de temps après la révolution sexuelle: être au service de l’homme et être malheureuse ou être seule et plus malheureuse encore.

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C’est à ce moment-là qu’intervient la grande intelligence du scénario, qui ne vire pas au discours féministe unilatéral.

En effet, et avec beaucoup de délicatesse, est posée la question de la confiance, et du lâcher-prise nécessaire au bonheur. Alice est pleine de blessures, mais aveuglée par son expérience avec les hommes et son ambition musicale qu’elle ne veut pour rien au monde voir sacrifiée. Pour ce rôle, Ellen Burstyn s’investit avec une intensité rare, jouant de son intériorité et de son expérience, fascinante d’honnêteté dans chaque plan, magnifiée par l’oeil de Scorsese dont ce film représentait le challenge ultime, celui de « comprendre la psychologie féminine »(!)

Rarement un film aura joué sur les registres avec autant d’agilité, alternant des scènes profondément éprouvantes pour les personnages et les spectateurs, avec des passages véritablement hilarants, provoqués par des répliques assassines ou des situations dont le cocasse rappelle les Marx Brothers dans leurs meilleures heures.

A côté de l’histoire d’Alice se joue en filigrane celle de son fils Tommy, petit rouquin à lunettes, surexcité, fatigant, vif  et attachant, qui vit les prémices de ce qu’on appelle désormais « préadolescence » comme il le peut, baissant la tête quand une assiette est lancée et attrapant ses affaires en deux temps trois mouvements quand il faut quitter un lieu en vitesse.

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Le film est aussi l’occasion de voir la toute jeune et déjà impressionnante Jodie Foster, deux ans avant « Taxi Driver » du même Scorsese, en garcon manqué et amie du fils d’Alice dont elle partage les cours de guitare.

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Un film magnifique, qui réussit le pari d’être émouvant sans être naif ni facile; donc, à mettre entre toutes les mains …

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Nat King Cole plays Rachmaninov

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House of Cards

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Les vaches-biches de Lola

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Radiohead’s new alb

« King of Limbs » à paraître dans quelques jours

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Roald Dahl

En lisant son autobiographie « Boy », je découvre quelle vie trépidante l’auteur de « Matilda », « Charlie et la chocolaterie », « Fantastic Mr Fox », « James et la pêche géante » (autant de romans dont les adaptations cinématographiques semblent, à quelques rares exceptions, bénies des Dieux) a mené pendant sa jeunesse, voyageant par monts et par vaux, pilote de chasse pendant la Guerre, mais aussi la quiétude relative de sa vie d’écrivain « installé », curieux de tout, dans une régularité quotidienne à laquelle semblent s’astreindre maints auteurs.

Voici quelques photos de sa maison, « the Gipsy House » (= la Maison Gitane pour les non anglophones qui se reconnaitront!), en Angleterre:

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Avec ses animaux!
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La petite maison-au fond du très beau jardin- dans laquelle il travaillait, de 10h à midi, accompagné de son thermos de café et les jambes sous un plaid, puis le soir après une après-midi de lecture:

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Et sa femme Felicity de laquelle il était inséparable
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