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Archives pour janvier 2011

« I saw her again last night »

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Roberto Arlt

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4 euros

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La boca

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Biblioteca 2

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Put yourself into it ou la bataille contre la procrastination

La journée d’aujourd’hui devait être consacrée à la visite de ce joyau d’architecture brutaliste (sic) qu’est la Biblioteca Nacional de Buenos Aires.

Objectif: travailler et finir le storyboard sur lequel je bataille depuis plusieurs semaines et lire les pièces de théâtres de Roberto Arlt que j’ai achetées il y a peu.
Heureusement, ma sensibilité morbide (dixit une amie chère) me permet d’apprécier plus que tout les esthétiques industrielles, désaffectées ou en ayant l’air enfin tout ce qui est un peu glauque donc je suis ravie.

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Malheureusement, la fameuse Biblioteca est close jusqu’au 7 février. J’ai donc tourné autour, ahurie, et pris quelques photos de cet ovni, avant décider de repartir, en radiotaxi cette fois, direction la Boca, le quartier le plus touristique de Bs As.

 

 

1st rainbow

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Les aventures continuent dans la ville qui ne dort jamais

Les sirènes de la police, des pompiers, qui résonnent longtemps après en rebondissant sur les immeubles, semblent sorties de vieux jeux vidéos, dérisoires manifestations de leur présence

Marianne par Mapplethorpe

Marianne par Mapplethorpe dans Photographie mapplethorpe4112399

Skype

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1st time in America

25 degrés. Un mois de janvier si chaud, c’est à la fois déstabilisant et… déstabilisant.

Les eaux opaques du Rio de la Plata n’invitent pas vraiment à la baignade, malheureusement, et les prochaines heures vont être selon toute probabilité consacrées à la recherche d’une piscine.

L’arrivée depuis l’aéroport en taxi m’a vue bouche bée, entre les vieilles voitures dont la tôle menace de tomber, les arbres au tronc en forme de poire, les buildings immenses et les terrasses qui se chevauchent. Tout ici a un charme un peu suranné, et on s’en veut presque d’aimer ce qui est souvent le symptôme de la pauvreté, mais aussi une victoire sur elle.

J’habite une petite chambre blanche en haut d’un petit escalier en colimacon, au fond d’un appartement impressionnant, très haut de plafond, typique des « casa chorizo » argentines. Ma propriétaire, l’adorable Isabel, est peintre et écoute du tango qui résonne dans la maison. J’ai aussi rencontré son fils, Tomas, qui habite ici, et sa petite amie que j’ai cru francaise tant elle parle bien et sans aucun accent notre langue. Nous avons un peu discutés, ils sont extrêmement gentils.

En l’espace d’à peine vingt-quatre heures, j’ai déjà rencontré plus de gens qu’en trois semaines à Paris. Pour l’instant la « légende » du facile contact argentin se vérifie.

Dans l’ascenseur, j’ai fait la connaissance de Julia, qui habite au 3ème avec son mari musicien et leur adorable petite fille qui me rappelle ma soeur au même age. Julia donne des cours d’espagnol et a très vite compris à quel point j’avais besoin d’aide. Je vais passer la voir aujourd’hui.
Hier soir, Juliette, que j’avais rencontrée à Paris, m’a emmenée dans une milonga, la « Bendita » dans le quartier de San Telmo.

J’ai pu la regarder danser magnifiquement et bénéficier de son expérience des milongas. Elle m’a expliqué que ce genre d’endroit et de soirée était régie par des règles et des rituels relativement stricts.

L’espace au centre, carré, est exclusivement réservé à la danse, et pas n’importe laquelle: le tango. Si vous voulez vous éclater tout seul ou faire une démonstration de tektonik avec votre pote, passez votre chemin. De plus, le nombre de danses est très précis, et de temps en temps, après quelques tangos, les propriétaires du lieu passent une musique qui n’a rien à voir (en l’occurence « Changes » de Bowie) afin que les gens se dispersent. C’est une petite pause, sensée reposer les danseurs mais leur permettre aussi de trouver un nouveau partenaire, car le tango est avant tout une danse sociale, et normalement on ne danse pas avec la même personne toute la soirée.

Dans les règles établies à ce propos, c’est toujours l’homme qui invite la femme, jamais le contraire, et pas n’importe comment. Si la tradition est respectée, c’est tout un jeu de regards qui se met en place pour faire comprendre à l’autre, sans paraître désespéré(e), qu’il ou elle nous plait, ne fût-ce que le temps d’une danse!

Ce qui m’a frappée c’est à quel point les gens présents hier soir, argentins ou non, ressentaient la musique et le rythme. Un morceau commence et ils tapent dans leur main, en rythme, à contretemps, toujours dans l’esprit de ce qu’ils entendent. C’est un véritable ressenti physique, un mélange de concentration, d’investissement total et de grande joie à vivre ce qu’il y a à vivre à ce moment-là et pourtant non, ils ne sont pas « nés comme ca ». Cela dit on ne peut que s’interroger sur la nature de l’éducation musicale francaise en assistant à un tel spectacle.Pendant une demi-heure, un orchestre, El afronte, a joué pour nous, toujours dans une atmosphère très conviviale et pourtant très respectueuse de la musique. Parler pendant que quelqu’un joue est proscrit, et il y a ici un vrai sens de l’écoute.

Cette soirée m’a aussi permis de rencontrer Narda, Paula et Viviana, que je vais retrouver jeudi dans une autre milonga tout près de chez moi. Elles sont toutes trois adorables, un peu plus âgées que moi et très rigolotes. Je dois beaucoup me concentrer pour comprendre au moins dans l’idée ce que quelqu’un me dit, et il en résulte un mal de crâne assez costaud, si on y ajoute la fatigue du voyage et le jet-lag. Heureusement, tout le monde est très patient avec la petite francaise qui baragouine.

Enfin, dimanche, je me rends dans une maison culturelle qui vient d’ouvrir, pour une fête présentant les activités du lieu (yoga, cuisine, fabrication de cocktails(!),…) et dans laquelle je vais peut-être enseigner le dessin. Nous verrons comment ca s’est passé. Pour l’instant, place à l’exploration de la ville et aux rendez-vous avec Benjamin, Yohan, Yanina, en chair et en os.. avec lesquels je vais me balader.

See you later, aligators!
 

 

 

 



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